Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 10:02
Elle a la trouille la petite, parce qu'elle n'a jamais pris une décision aussi grande.
Dan
s sa tête, là ou son imaginaire d'enfant disparait peu à peu, elle n'a laissé place qu'à la maladie.
Oh bien sûr, e
lle la hait de tout son corps, mais d'une certaine façon, elle n'avait pu jusqu'à maintenant se résoudre à la lâcher.

Souvent i
ncomprise par son entourage et par le corps médical, elle s'était finalement enfermédans son mal être en se jurant de ne plus demander d'aide à quiconque.
Et elle avait
 repris sa place de jeune fille douce et agréable, quelque peu écorchée par la vie, mais qui faisait en sorte de continuer de vivre.

Mais plus
 le temps défilait et plus la petite s'étiolait, sa douleur devenant de plus en plus intolérable.
Alors la petite a cherché un moyen, pendant des mois, pour sortir la tête de l'eau. Elle s'est préparée à souffrir déjà plus que ce qu'elle n'endurait, pour enfin gagner sa liberté.

Et quand elle a
 été sûre, quand enfin elle s'est dit qu'elle allait y arriver, elle a décroché son téléphone et a appelé à l'aide. La machine est en route et elle y croit, même si elle est terrorisée.

La
 petite va enfin devenir grande, pour la première fois elle a fait ses démarches de soin toute seule, sans aucune pression, sous aucune menace. Juste l'envie d'en finir avec ses maladies, et l'envie de vivre.
Par Bulledespoir - Publié dans : TCA
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 11:53

Parce que je ne communique que par les maux du silence, et que jamais je ne changerai,

Parce que les mots d'ici reflètent mon état d'esprit et que je n'accepte aucun jugement,

Parce que j'ai compris qu'une fois de plus'il était préférable de se taire que de faire confiance,

Et enfin parce que l'incompréhension et l'intolérance sont le combat de ma vie,                                                                                            


Je décide de mettre un point final à ce blog.


Le silence est d'or, la parole est d'argent.




Par Bulledespoir
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 00:09
Elle se lèva le coeur lourd, le visage marqué par ses accès de violence contre elle-même, les yeux encore rougis par ses larmes.

Elle s'était promis une fois de plus qu'elle arrêterait tout ça. Mais la veille au soir, comme à son habitude, la tentation avait été la plus forte. Elle avait craqué, et s'en voulait énormément. Au fond, elle savait que c'était son seul plaisir, bien que malsain, et qu'elle ne pouvait se l'interdire.

Comme tous les matins depuis des semaines, elle ne savait pas ce qu'elle allait faire de sa vie, elle n'avait plus envie de rien de toute façon. Elle jetta un oeil sur les pages des petites annonces, sans trop y croire, puis sur ces mails, et enfin sur son blog qu'elle désespèra de voir aussi vide. 

Groggy, bouffie, elle se traîna dans sa salle de bain. Les larmes montaient de nouveau alors qu'à l'intérieur de ces yeux ternes, les images de la veille, de ces gestes mécaniques, de sa perte de contrôle, venaient la hanter. Elle en avait tellement assez de cette vie...

Elle sentait qu'elle était au fond du gouffre, mais elle ne savait plus ce qu'il fallait faire. Elle ne voulait inquiéter personne, et par conséquent ne s'autorisait à se confier que sur son blog, mais c'était loin d'être suffisant.
Elle avait envie de hurler sa rage de vivre, son désespoir, ses peurs, ses mutilations multiples. Elle souhaitait qu'on l'entende, qu'on la voit, et qu'on respecte ce qu'elle était, qu'on l'aide aussi à se sortir de ce calvaire.
Mais rien de tout cela n'était possible, elle s'était résignée, emmurée dans son halo de silence pour éviter une souffrance supplémentaire et inutile à son entourage.

Alors, elle pensa aux médicaments. Ces petites barrettes qu'elles avaient amoncelé dans sa chambre depuis des mois. Qui étaient censés lui apporter un peu de réconfort, mais qu'elle avait peur de prendre, sauf massivement. Ces pilules du bonheur, ces pilules du sommeil. 

C'était actuellement sa seule envie, et elle sentait qu'elle ne lui résisterait pas longtemps.
Par Bulledespoir
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 10:44
L'avenir commence au présent, et déjà le présent est passé.
Mon avenir commence maintenant, mais il a le goût d'hier.

Toujours seule, fragile, blessée et brisée par la vie.
Incertitude, idées noires, désespoir.

Je suis las d'être cette boule de stress, cette chose peureuse et nouée de partout.
Il faudrait que...
Je le dis.
Mais je ne bouge pas, trop immobile, trop tétanisée.

Je recule.
Puis j'avance.
Je reviens en arrière.
Et en avant.
Je stagne.

Je maintiens juste ma tête hors de l'eau, sans réussir à reprendre mon souffle. 
Je m'agite, et m'épuise pour ne pas sombrer.

 
Par Bulledespoir - Communauté : Notre combat au quotidien
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 16:31
Je me sens seule, si seule dans cet univers qui tourne à 10000 à l'heure et où je vis au ralenti.
Mon coeur s'éteint peu à peu, mes yeux se ferment lentement,
laissant couler quelques larmes roulant sur mes joues roses et bouffies de tristesse.
La gorge en feu s'est tue, et n'a laissé place qu'à une grosse boule m'empêchant de cracher le venin qui suinte en moi.
J'aime la vie tout comme je la déteste, je hurle en silence que je veux de l'aide.
Mais personne ne répond à un appel sourd.
Par Bulledespoir - Communauté : Les écorchés vifs
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 11:47
Je ne souhaitais qu'être normale.
Fine et jolie.
Je ne rêvais que de ce corps fragile, élancé et fin qu'elles avaient toutes, et qu'on nous balance dans les magazines.
C'était LA solution.
La seule et unique aux problèmes existentiels que j'ignorais encore, ou que je refusais de voir.

Et j'ai été heureuse. 
Enivrée par cette sensation de puissance et de contrôle. 
Aspirée dans une spirale ou seule comptait l'euphorie de la perte de poids.
Je ne me suis même pas débattue, je n'ai pas cherché à résister.
Je n'ai ni voulu entendre, ni voulu voir les mises en garde de mes proches.
J'avais raison, ils avaient tort, ils ne me comprenaient tout simplement pas.
Ils étaient faibles, alors que je brillais par l'excellence de mon auto-destruction.
Je ne pouvais me rendre compte que je courrais à ma perte.

Et puis il y à eu ce jour. 
Ou tout a basculé.
Parce que j'ai compris, j'ai vu l'ampleur des dégats.
Ce jour, c'est celui ou je me suis dit que je ne pouvais plus faire marche arrière.
J'ai compris que j'étais piégée.
Piégée dans mon propre corps, dans ma chaire, dans ma graisse devenue quasi invisible.

J'ai eu faim, une faim terrible.
L'envie de dévorer s'est faite sentir, plus forte de jour en jour.
Et j'ai sombré de l'autre côté.

Je n'ai plus connu alors que le dégout pour moi-même.
Cette horreur que je suis devenue.
Que je perde du poids ou que j'en prenne, l'important n'est plus là.
Je ne me supporte plus, c'est tout.

J'aimerai retrouver cette ivresse du début.
Le pire est que je l'attend encore, je l'espère encore.
Le corps parfait, si fin, si fragile, si pur.
Après tout ça. 
Ce n'est plus de la naïveté.
C'est de la connerie.


Huit ans se sont écoulés.
Mes dents sont abimées, mon corps est mutilé à vie.
Mon regard est souvent vide et triste, las de tout.


Je voulais juste être mince et jolie.
Par Bulledespoir - Publié dans : TCA
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 18:42
La vie réserve parfois de jolies surprises.
Cependant, parfois, le bonheur provient d'un pêché, d'une curiosité que l'on a pu s'empêcher d'assouvir.
Il n'empêche que celà fait du bien.

Les mots sont les premiers  traducteurs des maux, des sentiments, des  émotions.
Leurs pouvoirs sont fascinants.
Ils peuvent caresser, attendrir, adoucir, amuser, émouvoir, chatouiller...
Autant qu'ils peuvent agresser, écorcher, énerver, blesser.
Ils peuvent nous mettre à nus, dévoiler ce que nous sommes, nous trahir aussi. 

De ce fait, les mots font peur, parce qu'ils peuvent faire mal.
On oublie trop souvent qu'ils peuvent avoir un impact tellement positif.

Les maux de l'amour, quels qu'ils soient, mis bout à bout, forme les plus beaux mots d'amour... 
Par Bulledespoir
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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /Août /2008 13:30
Je ne peux pas m'empêcher d'adapter mon comportement en fonction des autres.
Je me colle à leur souhait, leur goût, dans le secret espoir d'être aimée, appréciée, estimée.
La contradiction, c'est que j'aimerai que ces sentiments naissent pour ce que je suis et non pas ce que je donne à voir.
Il y à décalage et faussé entre les deux.
C'est à s'y perdre.

A force de jouer à ce jeu, je me suis perdue.
Le proverbe qui dit "qui se ressemble s'assemble" m'est monté à la tête.
Je ressemble à chaque personne qui croise mon chemin, mais je ne ressemble plus à rien.
Je n'ai plus une once de confiance en moi, je bois la tasse et coule doucement.

Mais alors qui suis-je réellement ?

 
Par Bulledespoir
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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 10:34
J'ai enfin compris.
Ce truc.
Ces fourmillements au fond de mon ventre.
Ce sentiment d'être dans un autre monde, de parler un autre langage.
Ca me caresse les oreilles, me chatouille les neurones.
J'en prends plein la figure et en redemande.
J'adore.
Je comprends.
Moi.
Le kif.
J'en veux plus.
Soif de connaissance.
Soif d'explications, d'interrogations.
Encore.
Cette passion là, c'est la mienne.
Depuis toujours.
 


Argh tout ça va me manquer, c'est sûr. 
Par Bulledespoir
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 20:13
Cet été fut à l'image de ma vie : stressant dans tous les domaines, fatiguant, terne, et décevant. 

J'ai rempli mon rôle de A à Z, comme toujours.
Le rôle d'amie auprès de tout ceux qui ont eu besoin de moi le temps d'une soirée, sans jamais devoir demander un éventuel retour des choses.
Le rôle de fille ingrate, qui, tellement égoïste, n'a encore rien compris au désir de sa mère et a déclenché une guerre nucléaire au sein de la cellule familiale. 
En théorie ce rôle n'est pas à proprement brillant, mais si on y regarde de plus près on s'aperçoit qu'il n'est pas intentionnellement choisi, qu'il m'a été imposé en tant que bouc émissaire. Et accepter qu'on me nomme responsable du malheur de la famille, ca aucun doute, c'est mon plus beau rôle. Au moins ai-je la sensation de soulager les consciences de ceux qui ne peuvent pas se remettre en cause.
Enfin le dernier, le rôle d'élève studieuse qui a travaillé et rendu son mémoire en temps et en heure. L'apparence est parfaite, le contenu laisse peut être un peu plus à désirer, mais qu'importe, il est rendu. Je n'ai demandé d'aide à personne, je l'ai simplement fait. 

Seulement l'envers du décor est tout autre.

Je me suis sentie mourir un peu plus à chaque soirée, à chaque mot  prononcé, à chaque geste visant à me faire croire que je pouvais être importante, que j'existais, alors qu'il est indéniable que je ne suis toujours que le second choix aux yeux de tous. Que je ne suis importante que lorsqu'ils se retrouvent tous seuls, et qu'ils ont besoin d'une oreille compatissante ou de bras affectueux. Mais qu'à cet oreille ou ces bras ils ne mettent pas de visage. 
Je ne peux plus de tout ça, j'en crève, et personne ne l'entends, personne ne le sait, personne ne le voit. Et comme la connasse que je suis je continue de me taire, à jouer au jeu de l'indifférence, de la présence, de la perfection. A essayer toujours que l'on me regarde, que l'on me voit, au moins une fois. J'aurai envie de leur claquer la gueule à tous, de leur dire merde, j'existe moi aussi. Et qu'il m'arrive également de ressentir des émotions, et que je suis souvent bien plus triste que ce qu'ils ne peuvent penser. Mais à quoi bon...

Je me suis sentie mourir en voyant ma lamentable famille, le malheur de chacun, la non compréhension, et surtout la connerie humaine. J'ai compris depuis longtemps que je ne pourrais rien y faire, que je ne serai jamais assez parfaite pour les aider à se parler et à réfléchir correctement. Je suis desespérée d'être la seule à comprendre leur point de vue, et je ne supporte plus d'être entre eux à devoir compter les points. En attendant je me contente de prendre les coups. Et je me la ferme, je suis grande c'est normal d'encaisser.

Je me suis sentie mourir à chaque fois que j'ai du me pencher sur mon mémoire. Parce que l'avenir m'angoisse, parce que je ne savais pas faire, parce que j'aurai eu besoin de soutien, quel qu'il soit et qu'importe d'où il vienne. Mais rien, que dal, nada. Bibi est sérieuse, bibi est studieuse, elle va forcément y arriver. Peu importe qu'ELLE ne le ressente pas comme ça, peu importe qu'ELLE ai la trouille. De toute façon elle a pas le choix, alors...


Ma vie est ainsi, pour tout, tout le temps, et je culpabilise de ne pas réussir à en faire quelque chose d'autre. Je ne m'apitoie pas sur mon sort, malgré les apparences, je constate simplement. Et je me dis que je comprends pourquoi on retrouve parfois des personnes morte suicidées, alors qu'en apparence elles allaient plutôt bien.
 
Par Bulledespoir - Communauté : Les écorchés vifs
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  • Je suis une jeune femme perdue depuis toujours. Je n'ai pas confiance en moi, ni confiance en la vie. Je ne sais ce que l'avenir me réserve, j'essaie juste de survivre chaque jour, avec l'espoir que demain me sourira enfin.

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